Barrage de Platys Potamos : question au Parlement sur le retard
Le député d'Héraklion Konstantinos Kefalogiannis a déposé une question au ministre des Infrastructures et des Transports sur le retard de la mise en adjudication du projet de 175 millions d'euros.
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Le député d’Héraklion de Nouvelle Démocratie Konstantinos Kefalogiannis a déposé une question au ministre des Infrastructures et des Transports Christos Dimas, demandant des explications sur le retard pris par le lancement de l’appel d’offres pour le barrage de Platys Potamos. Selon un article du journal Nea Kriti, le projet porte l’intitulé « Barrage de Platys Potamos, département de Réthymnon, avec conduite d’adduction vers la Messara et réseaux d’irrigation du département de Réthymnon » et son budget s’élève à 175 millions d’euros, taxe sur la valeur ajoutée comprise. Bien que la mise en adjudication ait été attendue au cours du premier semestre 2026, l’appel d’offres correspondant n’a toujours pas été lancé à ce jour.
Le projet est conçu pour renforcer le réservoir de Faneromeni et couvrir les besoins d’irrigation de la Messara, la plus grande plaine de Crète, dans l’unité régionale d’Héraklion. Le barrage est construit dans le département de Réthymnon et l’eau est acheminée par une conduite vers le sud d’Héraklion : il s’agit donc d’un ouvrage qui relie deux unités régionales. En janvier 2026 a été approuvée la décision collective de projet permettant de financer les expropriations nécessaires, tandis que huit études cadastrales pour les expropriations forcées sont approuvées depuis mars 2023. Le député réclame un calendrier précis, tant pour l’achèvement de la déclaration d’expropriation que pour la mise en adjudication. Le réservoir de Faneromeni sert déjà de source d’irrigation principale pour l’ensemble du secteur, mais sa capacité ne suffit pas à couvrir la demande lors des années à faible pluviométrie.
Le retard a une portée pratique pour l’économie agricole de la Messara, où sont cultivés des oliviers, des vignes, des légumes et des cultures sous serre qui dépendent de l’irrigation. La région connaît des problèmes récurrents de disponibilité en eau, les réserves souterraines étant mises sous pression par la surexploitation et par la baisse des précipitations de ces dernières années. Les grands ouvrages hydrauliques en Crète ont historiquement de longs délais de maturation, car ils exigent des autorisations environnementales, des études cadastrales et des expropriations de grande ampleur, procédures qui se déroulent en parallèle et se retardent souvent mutuellement. La Messara concentre une part importante de la production agricole de la Crète et ses exportations dépendent de la régularité de l’irrigation pendant les mois d’été.
La réponse du ministère montrera s’il existe un nouveau calendrier pour le lancement de l’appel d’offres et à quel stade se trouve la déclaration d’expropriation. Il n’a pas été annoncé si le retard tient à des études en suspens, à des questions de financement ou à des procédures administratives. On ignore également si le projet s’inscrit dans un instrument de financement précis, élément qui détermine aussi les délais de réalisation. Les interventions parlementaires sur les infrastructures de la Crète se multiplient ces derniers temps, comme pour les installations sportives du Lasithi. Le délai de réponse à une question parlementaire est en règle générale de trente jours.
Πηγές
- Πρωτογενείς πηγέςΦράγμα Πλατύ Ποταμού: Στη Βουλή η καθυστέρηση του έργου των 175 εκατ. ευρώ — Νέα Κρήτη · δημοσιεύθηκε 2026-08-19 · ανακτήθηκε 2026-08-19