Les arriérés de l'État atteignent 3,55 milliards d'euros
Les arriérés dus par les organismes de l'administration publique centrale aux particuliers sont retombés à 2,762 milliards d'euros en juin. En ajoutant les remboursements d'impôts en attente, le montant total s'élève à 3,55 milliards d'euros.
Français Αυτόματη μετάφραση από τα ελληνικά · Δείτε το πρωτότυπο στα ελληνικά
Greek local news in your inbox, every morning.Subscribe free →
Les obligations en arriéré de l’État grec envers les particuliers ont diminué en juin, selon les chiffres publiés par la Comptabilité générale de l’État. Les dettes des organismes de l’administration publique centrale sont retombées à 2,762 milliards d’euros, contre 3 milliards d’euros en mai. Il s’agit de montants correspondant à des factures de fournisseurs, des services et des prestations déjà rendus à l’État mais non réglés dans les délais prévus, ce qui pèse sur la trésorerie des entreprises et des indépendants.
Le tableau change lorsqu’on y ajoute les remboursements d’impôts en attente, qui sont passés à 788 millions d’euros contre 718 millions d’euros le mois précédent. Le montant total dû par l’État s’établit ainsi à 3,55 milliards d’euros. L’évolution en sens inverse de ces deux grandeurs est révélatrice : la baisse des factures impayées s’accompagne d’une accumulation de demandes de remboursement d’impôts, concernant principalement des entreprises ayant déjà versé des sommes et attendant leur remboursement.
Dans l’analyse par organisme, les hôpitaux affichent les plus grosses dettes, avec 1,3 milliard d’euros, en baisse par rapport à 1,51 milliard d’euros en mai. Les caisses d’assurance sociale doivent 715 millions d’euros, dont 248 millions d’euros correspondent à l’EOPYY, l’organisme national de santé. Les collectivités locales enregistrent des dettes de 333 millions d’euros et les personnes morales de droit public 248 millions d’euros. Parallèlement, les demandes de pension principale en attente restent proches de dix-neuf mille.
La question des arriérés est suivie systématiquement depuis plusieurs années, car elle constitue un indicateur de la discipline budgétaire mais aussi de la capacité opérationnelle des organismes. La plus forte concentration de dettes dans le secteur de la santé reflète la pression constante sur les achats de médicaments et de matériel, tandis que les retards dans les pensions sont liés au processus de vérification croisée des parcours d’assurance. Les variations mensuelles sont courantes et dépendent du rythme de déblocage des crédits vers les organismes.
Les répercussions sont directes pour ceux qui traitent avec l’État. Les fournisseurs des hôpitaux, les entrepreneurs des communes et les prestataires de services financent en pratique l’État avec leurs propres capitaux ou par des emprunts bancaires, un coût qui se répercute sur les prix. Pour les citoyens, les retards dans les remboursements d’impôts et l’octroi des pensions se traduisent par des mois d’attente sans revenu ni trésorerie, ce qui affecte la planification familiale et l’image d’ensemble de l’économie.
Les organisations patronales réclament constamment un règlement plus rapide et l’automatisation des procédures de paiement, afin de réduire le délai entre l’émission de la facture et son règlement. Du côté de l’administration, la baisse d’environ 168 millions d’euros par rapport à mai est présentée comme un signe d’amélioration. Aucun objectif n’a été annoncé pour le niveau des dettes en fin d’année, ni de calendrier détaillé pour la résorption des demandes de retraite en attente.
La période à venir permettra de déterminer si la tendance à la baisse se maintient, car les mois de dépenses accrues et de paiements saisonniers peuvent inverser la tendance. Les chiffres sont publiés mensuellement et permettent une comparaison par organisme, tandis que l’évolution des remboursements d’impôts montrera si la hausse de juin était temporaire. Les prochaines mesures devraient également refléter l’effet de l’été sur la trésorerie des organismes de l’administration publique centrale.
Πηγές
- Πρωτογενείς πηγέςΣτα 3,55 δισ. ευρώ οι ληξιπρόθεσμες οφειλές του Δημοσίου στο τέλος Ιουνίου — Capital.gr · δημοσιεύθηκε 2026-08-11 · ανακτήθηκε 2026-08-11Τι αναφέρει: Τα στοιχεία του Γενικού Λογιστηρίου του Κράτους για τις ληξιπρόθεσμες οφειλές και τις επιστροφές φόρων τον Ιούνιο.